AVANT D’ÊTRE ENCEINTE

 AVANT D’ÊTRE  ENCEINTE

There is always hope … don’t give up

De nos jours, il n’est plus pensable de s’en remettre au hasard pur espérer avoir – ou ne pas avoir d’enfants. Les connaissances et les techniques sont suffisantes pour permettre à chaque couple de moduler les naissances en fonction de ses désirs et de ses possibilités, même si cela ne peut réussir à chaque coup. Certains couples, en effet, ont des enfants qu’ils n’avaient pas prévus. D’autres ne parviennent pas à en avoir alors qu’ils le souhaitent ardemment. Mais ce qui est certain, c’est que pour avoir des chances de maîtriser sa fécondité, il faut bien comprendre ce qui se passe dans son corps.

Pourquoi faut-il connaître son cycle ?
Lorsqu’une grossesse est souhaitée, il est bon de savoir quels sont les jours favorables à la conception. Ainsi est-il important de bien connaître son cycle hormonal afin de pouvoir déceler le moment de l’ovulation. Quoique pour certaines femmes, il puisse être irrégulier, plus court ou prolongé, le cycle menstruel est habituellement de vingt-huit jours et commence par l’apparition des menstruations.

Quelles sont les différentes phases du cycle ?
Selon l’influence des hormones sur les organes de la reproduction, les médecins divisent le cycle menstruel en deux phases.
La phase folliculaire commence avec les règles et se poursuit jusqu’à la veille de l’ovulation. L’hypophyse, une glande située sous le cerveau sécrète une hormone appelée FSH qui, à son tour, déclenche au niveau de l’ovaire la croissance et le développement de plusieurs follicules ovariens contenant les ovocytes les ovocytes sont les cellules qui, après une division, pourront être fécondées par un spermatozoïde. Chaque mois, un seul follicule arrive à maturité pendant cette phase les follicules fabriquent des hormones appelées oestrogènes. A la fin de la première phase, l’ovulation survient : c’est la libération de l’ovocyte, qui marque le début de la deuxième phase du cycle.
Pendant cette seconde phase, on observe une sécrétion importante d’une autre hormone hypophysaire, la LH. Au niveau du follicule qui s’est vidé par la libération de l’ovule, des hormones appelées progestatifs sont produites le follicule se remplit de cellules productrices de progestatifs et devient ainsi ce qu’on appelle le corps jaune.

Que devient l’ovule après ovulation ?
L’ovule libéré dans la cavité abdominale est récupéré par la trompe utérine. Il va suivre le trajet de celle-ci et éventuellement être fécondé. S’il ne l’est pas, il parviendra jusque dans la cavité utérine et y sera évacué avec les règles. S’il est fécondé, il va se diviser en deux. Puis en quatre, en huit,….cellules et c’est le début de la grossesse.

Et que devient le corps jaune ?
S’il y a grossesse, le corps jaune se maintien et même se développe amplement. Il sécrète de grandes quantités de progestatifs, qui rendent le climat hormonal favorable à la grossesse débutante pendant une dizaine de semaines. Après ce délai, l’oeuf se sera implanté dans la muqueuse de l’utérus et les annexes qu’il développe se mettront à sécréter d’autres hormones, qui prendront le relais des progestatifs pour permettre le développement de la grossesse.


S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune se maintient deux semaines environ, puis dégénère. La sécrétion de progestatifs se tarit ainsi. La muqueuse de l’utérus, qui s’était épaissie sous l’influence de ces hormones, se décompose également et finit par se détacher, accompagnée d’une quantité plus ou moins importante de sang ; ce sont les menstruations (ou les règles). A ce moment, le cycle suivant commence.

Quelle est la période la plus féconde du cycle ?
La période la plus féconde correspond aux deux ou trois jours qui suivent l’ovulation. Il est donc conseillé à toutes les femmes qui désirent un enfant d’avoir des relations sexuelles à ce moment. Par contre, il est formellement déconseillé à celles qui ne souhaitent pas d’enfant d’avoir des relations sexuelles à ce moment sans user de moyens contraceptifs.

Comment connaître le moment de l’ovulation ?
La première phase du cycle est de durée variable on ne peut donc compter sur le calendrier pour estimer le moment de l’ovulation.
Par contre la courbe de température est très précieuse à ce point de vue. Il s’agit de noter votre température rectale prise chaque matin, avant de se lever, sur une feuille que votre médecin vous procure.
La case 1 correspond au premier jour des règles. La courbe obtenue donne de précieuses informations sur la présence ou non d’une ovulation, le moment où elle a lieu, la longueur du cycle.
En fait, à partir du moment de l’ovulation, la température corporelle s’élève d’un demi-degré. Mais il faut se méfier de sources d’erreurs comme par exemple une maladie infectieuse, si banale soit-elle, qui peut elle aussi faire monter la température.


Qu’est-ce que la stérilité ?
Vu l’importance des facteurs psychologiques, les gynécologues parlent de stérilité lorsqu’un couple tente sans succès d’avoir un enfant depuis plus d’un an. Si une femme n’a jamais été enceinte, la stérilité est dite primaire, alors qu’elle est qualifiée de secondaire lorsqu’une nouvelle maternité se fait attendre en vain chez deux conjoints qui ont déjà d’autres enfants.
Par ailleurs, les médecins parlent d’infertilité lorsque la femme enceinte ne mène pas ses grossesses à terme suite à des fausses couches répétées.

Comment fait-on le diagnostic d’une stérilité ?
Les causes de stérilité sont nombreuses et peuvent être attribuées aux deux partenaires. Afin de trouver le ou les facteurs responsables, le gynécologue réalise chez ses patients (les deux personnes du couple) un bilan complet de stérilité celui-ci commence par le contrôle des facteurs ovulatoires.
La première parte de ce bilan consiste en la réalisation d’une courbe de température. Des dosages hormonaux sont également réalisés grâce à des prises de sang et permettent de repérer les troubles hormonaux responsables de l’hypofertilité. Quelque peu douloureuse, la biopsie de l’endomètre (prélèvement d’un fragment de la muqueuse tapissant la face interne de l’utérus) fournit cependant des renseignements importants concernant le cycle ovulatoire.
La seconde phase est l’étude des facteurs cervicaux. Indolore, le prélèvement de glaire cervicale (substance sécrétée par de petites glandes localisées dans le col de l’utérus) se fait chez la femme en milieu de cycle, après un rapport sexuel. Il permet d’évaluer le nombre de spermatozoïdes présents ainsi que leur mobilité.
L’étude des facteurs masculins est également une étape importante du bilan de stérilité. Une analyse de sperme (spermogramme) est réalisée sur un échantillon obtenu, par masturbation, après 3 ou 4 jours d’abstinence. Les laborantins examinent le nombre, la mobilité et la forme des spermatozoïdes. Lorsque le prélèvement s’avère pathologique, d’autres examens peuvent être réalisés : dosages hormonaux, examen des chromosomes, biopsie testiculaire.


Chez la femme, des facteurs mécaniques jouent souvent un rôle dans l’incapacité d’avoir un enfant. Ainsi peut-on étudier, d’une part l’utérus, afin de rechercher une éventuelle malformation, la présence de fibromes, de polypes et d’autre part, les trompes pour en apprécier la perméabilité. L’hystérographie est un examen radiologique pendant lequel le médecin injecte dans le col de l’utérus un liquide opaque alors que dans l’hystéroscopie, le gynécologue introduit un tube par les voies naturelles afin d’explorer visuellement la muqueuse utérine et l’orifice des trompes
La laparoscopie permet, quant à elle, de repérer et de traiter des lésions tubaires et ovariennes.

Quelles sont les causes de stérilité masculine ?
L’examen du spermogramme oriente le médecin dans la recherche des causes de stérilité masculine. L’absence de spermatozoïdes ou azoospermie peut être due à un défaut de leur fabrication par les testicules, à un obstacle à leur sécrétion ou à un trouble de l’éjaculation. L’oligozoospermie correspond à un nombre insuffisant de spermatozoïdes ; moins de trente millions par millilitre de sperme.
Une altération de la mobilité des spermatozoïdes est une autre cause d’hypofertilité. Pour que le sperme soit fécondant, plus de la moitié des spermatozoïdes doit être mobile. Par ailleurs, un nombre trop important d’anomalies morphologiques représente aussi un obstacle à la fécondation.

Quelles sont les causes de stérilité féminine ?
Chez la femme, les troubles de l’ovulation représentent la cause principale de stérilité viennent ensuite les anomalies des trompes utérines, qui peuvent être bouchées suite, par exemple à une infection Certaines personnes présentent par ailleurs, des problèmes au niveau de l’hypothalamus (zone glandulaire du cerveau) ou au niveau de l’hypophyse, qui entraînent l’absence d’ovulation. Parmi les autres causes fréquemment rencontrées figure l’endométriose, qui est le développement de fragments de muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Les anomales de la glaire cervicale et l’augmentation de la prolactine, hormone qui joue un rôle important dans la lactation peuvent aussi être en cause.
Si la femme est responsable d’un tiers des cas d’infertilité souvent les troubles de la fonction de reproduction incombent aux 2 partenaires les médecins parlent de stérilités inexpliquées lorsqu’aucune cause d’hypofertilité n’est retrouvée malgré un bilan complet bien conduit.

Quand doit-on recourir à la procréation médicalement assistée ?
Si certaines causes de stérilité féminine requièrent un traitement chirurgical (occlusion d’une trompe, endométriose, adhérences qui gênent le parcours de l’oeuf après son expulsion hors du follicule mur) d’autres nécessite un traitement hormonal ou une méthode de procréation médicalement assistée.
Ce sont donc des aspects médicaux qui déterminent la possibilité ou la nécessité de recourir à la procréation assistée. Mais ces aspects sont loin d’être les seuls il faut aussi tenir compte de la santé de la future maman, de la situation du couple, de sa motivation. Etc.

Qu’est –ce qu’une induction d’ovulation ?
Lorsque l’ovulation est absente ou anormale, les médecins utilisent différents médicaments qui stimulent l’ovaire et provoquent l’expulsion d’ovocytes. Certaines de ces substances entraînent une ovulation simple alors que d’autres permettent à plusieurs follicule d’arriver à maturation. Le gynécologue choisira, en fonction des résultats du bilan de stérilité le meilleur traitement à administrer et surveillera son bon déroulement grâce à plusieurs examens : courbe de température, prise de sang, échographie, examen de la glaire cervicale.
Parmi les médicaments les plus utilisés, on trouve les gonadotrophines (HMG et HCG) qui simulent l’effet des hormones FSH et LH. Mais d’autres types d’hormones peuvent encore être utilisés ; si vous devez recourir à ces types de traitement votre médecin vous en expliquera les tenants et les aboutissants afin d’augmenter encore les chances de succès et de vous permettre de mieux participer à cette démarche qui vise à répondre à votre désir d’enfant.

Quand a-t-on recours aux inséminations artificielles ?
Très utilisée dans les années septante, l’insémination intra-utérine consiste à déposer des spermatozoïdes préparés selon différentes techniques, au sein de la cavité utérine. Ce traitement augmente les chances de grossesse des couples chez lesquels un rapport sexuel normal ou l’éjaculation dans le vagin est impossible insuffisance de sperme émis, malformations sexuelles, troubles psychologiques tels que l’impuissance troubles de l’éjaculation, ainsi que dans les stérilités inexpliquées et dans les anomalies de la glaire cervicale.

Qu’est-ce que la FIV ou fécondation in vitro ?
Depuis la naissance du premier bébé éprouvette, de nombreux progrès ont été réalisés afin que des milliers de couples connaissent enfin la joie d’être parents. La fécondation in vitro est un traitement qui consiste d’abord à stimuler l’ovaire grâce à des médicaments judicieusement choisis et sous une surveillance stricte : échographies, prises de sang et analyses d’urine.
Lorsque les follicules obtenus répondent aux caractéristiques requises, le gynécologue prélève les ovocytes : après une petite anesthésie locale au niveau du vagin le médecin ponctionne le ou les follicules murs et en aspire le contenu dans différentes éprouvettes. Au même moment, le mari doit donner son sperme afin que l’on puisse mettre les spermatozoïdes recueillis en présence des ovocytes prélevés. Les médecins examinent ensuite s’il ya ou non formation d’embryons de bonne qualité, qui pourront être transférés dans l’utérus de la future maman afin qu’ils s’y implantent.
Habituellement, les médecins transfèrent plusieurs embryons au sein de la cavité utérine afin d’augmenter les chances de réussite.
Si certaines tentatives se soldent par un échec, d’autres mènent parfois à des grossesses multiples ; donner naissance à des jumeaux ou à des triplés n’est pas rare lorsque l’on a recours à une fécondation in vitro. Enfin, des dosages sanguins confirment la réussite de la technique à partir du treizième jour qui suit la ponction des ovocytes. Vu l’importance du traitement les médecins ne recourent à cette méthode que dans des indications bien précises.


Indications de la FIV
-Trompes abîmées ou bouchées par une infection, un clip.
-Stérilité de cause inconnue avec tentative d’avoir un enfant depuis plus de trois ans.
-Problèmes immunitaires développement d’anticorps qui détruisent les spermatozoïdes
– Infertilité masculine petit nombre de spermatozoïdes.
-Infertilité féminine que la chirurgie ne peut pas résoudre ou suite à l’échec d’autres méthodes de procréation assistée.

En quoi consistent les fécondations assistées invitro ?
Afin d’améliorer les résultats obtenus par la fécondation in vitro normale, les médecins ont mis au point des techniques dans lesquelles on aide le spermatozoïde à pénétrer dans l’ovocyte pour le féconder.
Plusieurs procédures sont utilisées et donnent de bons résultats lorsque les indications sont masculines.
L’ovocyte est entouré d’une zone dite pellucide que les spermatozoïdes doivent traverser afin de pouvoir féconder la cellule féminine si différentes manipulations consistent à enlever une partie de la zone pellucide, d’autres techniques visent à injecter sous cette zone ou à l’intérieur de l’ovocyte un ou plusieurs spermatozoïdes (SUZIICSI)
Utilisées essentiellement dans le traitement des indications masculines les micromanipulations redonnent espoir à de nombreux couples stériles.

Docteur Théophile D (Gynécologue)

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